Histoire du Logis Saint-Flaceau

1520. C’est par le cartouche de la tourelle d’escalier que nous connaissons la date de construction de ce logis ; on y voit également une abréviation latine « OR FIN RVE » ainsi qu’un motif de cep de vigne. La signification de l’inscription et du motif n’a pas encore été pleinement élucidée par les historiens. C’est le secret de la feuille de vigne qui réjouit l’humanité depuis toujours et figure rue Saint-Flaceau depuis bientôt un demi-millénaire.

 

Dans ce logis, dédié à la musique et à la vie spirituelle, vivait le chantre de la collégiale Saint-Pierre-la-Cour, la chapelle du palais des comtes du Maine, l’actuel hôtel de ville. Le chantre, personnage important, était le dignitaire qui s’occupait du chant liturgique du chapitre, la communauté de chanoines attachée à la collégiale.

 

Aujourd’hui, c'est à un grand écart temporel que convie ce lieu : depuis la terrasse enracinée dans la muraille gallo-romaine, avec les thermes romains cachés sous les maisons d’en face et le centre-ville contemporain pour horizon, le lieu invite en effet le visiteur à méditer sur les quelque 1700 ans d’histoire humaine qui séparent l'agitation urbaine, où le regard se perd puis se pose, des sages pierres de l'enceinte sur lesquelles on se tient.

 

Le jardin suspendu, en contrebas, doit son existence à une ancienne tour de garde des portes romaines de la cité, encore visibles à sa gauche.

 

Il est vraisemblable que les humanistes de la Renaissance, dont les fondateurs de la Pléiade, Pierre de Ronsard, Jacques Peletier du Mans et Joachim du Bellay, aient fréquenté la maison du chantre.

 

Enfin, la rue Saint-Flaceau tient son nom d’un saint homme du Xe siècle qui, au Moyen Âge, avait son lieu de prière dans cette rue.